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    Georges Despret et la pâte de verre

    Figure peu connue de l’art verrier, Georges Despret (1862-1952) est un maître incontesté de la pâte de verre.

    Avant d’approfondir le sujet sur Georges Despret, quelques mots afin de nous présenter.

    Spécialistes du cristal depuis 1882, nous vous proposons à la vente les plus illustres manufactures françaises, Baccarat, Daum, Lalique ou encore Saint-Louis.

    Nous perpétuons la tradition de nos ancêtres, les frères Vessière à Nancy, de talentueux artisans verriers du XIX et XXe siècle.

    Qui était Georges Despret ?

    À la fois ingénieur, artiste talentueux, chef d’entreprise et chercheur, Georges Despret est souvent comparé à l’autre maître verrier Henry Cros par ses techniques et sa production.

    Tour d’horizon sur la vie de cet artiste accompli…

    Né le 7 décembre 1862 à Binche (Belgique), et naturalisé français à 19 ans, Georges Despret fut un véritable génie dans tout ce qu’il entreprenait.

    Il restera méconnu du grand public, mais l’Histoire se souvient de lui comme étant un artiste et un maître verrier hors du commun, mais aussi comme ingénieur, chercheur et capitaine d’industrie belge.

    Fils d’Edouard Despret, il est issu d’une famille de maîtres de forges et de verreries du Hainaut, en France et en Belgique.

    Maître de forges à Anor et à Chimay, son père fut directeur, puis vice-Gouverneur de la Société générale de Belgique ; et non moins président fondateur de la Compagnie du Congo pour le Commerce et l’Industrie (CCCI).

    Georges est le frère de Maurice Despret, sénateur et avocat belge ; et président de la deuxième plus grande banque de Belgique à l’époque : la Banque de Bruxelles.

    Georges Despret a eu un fils qui décède à l’âge de 14 ans, ainsi qu’une fille, Madeleine, qui deviendra la belle-fille du Président français Paul Doumer.

    Bien que Georges Despret n’ait pas eu connaissance des œuvres d’Henry Cros, il établit une technique de pâte de verre semblable à celle de cet illustre céramiste et verrier maître de la pâte de verre.

    À lire aussi : le procédé de la cire perdue.

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    Georges Despret prend les rênes des Manufactures de glaces situées près de Maubeuge

    Dès son enfance, Georges Despret est pris sous les ailes de son oncle Hector Despret, qui le prépare pour devenir maître verrier.

    Maître de forge et industriel verrier, ce dernier prédestinait Georges Despret à sa succession à la tête des Manufactures de glaces qu’il avait fondées et gérées à Floreffe (Belgique) et à Jeumont (France).

    Georges Despret n’a que 22 ans lorsque son oncle Hector Despret meurt en 1884, et qu’il prend la direction de ces établissements.

    À l’époque, il suit encore des études d’ingénieur à l’Ecole spéciale des mines et des arts et manufactures de Liège.

    Avec son talent et son potentiel, il se montrera rapidement à la hauteur de la confiance qu’on lui attribua.

    Dès 1897, Georges Despret étend la zone d’intervention de ses manufactures à l’international. L’enseigne exporte alors vers l’autre côté de l’Atlantique des miroirs, des glaces, des dalles et des revêtements en pâte de verre.

    Avec le succès de ses enseignes, il agrandit l’enseigne rapidement, en faisant acquisition des manufactures concurrentes, notamment les glaceries de Recquignies et de Boussois en 1903.

    Ses affaires marchent très bien, produisant environ 4 tonnes de verre par jour, sous différentes formes.

    Par la suite, Georges Despret crée la « Réunion des Glaces et Verres spéciaux du Nord de la France », une société anonyme française qui se consacre à l’industrie et au commerce de glaces et du verre sous toutes leurs formes.

    Curieux et audacieux, Georges Despret part en quête du secret de fabrication des vases légendaires en pâte de verre de la Rome Antique.

    Très vite, il va aboutir à une matière semi-transparente, qui va lui permettre de produire des petites sculptures d’un dégradé exceptionnel.

    Ce faisant, il va déposer de nombreux brevets sur un certain nombre de techniques de l’industrie verrière. Son enseigne va même rivaliser avec la Manufacture royale des glaces, qui sera connue sous l’appellation Saint-Gobain.

    A l’issue des deux guerres mondiales, une grande partie des installations industrielles de l’enseigne sera détruite, ainsi que la plupart de ses archives techniques et iconographiques.

    La production va progressivement être centralisée dans les glaceries de Boussois. Ces pertes constituent les raisons de la méconnaissance de cet illustre maître verrier par le grand public.

    Pendant la première guerre mondiale, Georges Despret est attaché au Cabinet du Ministre français du Commerce en tant que Chef des services techniques.

    C’est à ce moment qu’il participe dans la fondation de l’Institut français d’Optique, de l’Institut de Céramique et de la fabrication des matières colorantes en France.

    Ses compétences en finance industrielle et en tant qu’ingénieur serviront à l’ingénieur belge Emile Foucault (son beau-frère) d’établir la nouvelle méthode de fabrication du verre à vitre, avec l’aide d’Emile Gobbe, une méthode qui va connaître un succès fulgurant après la première guerre mondiale.

    En plus d’être un maître verrier incontesté, Georges Despret va œuvrer considérablement dans les domaines de l’industrie et de la finance.

    Il sera, entre autres, Président de la Banque Transatlantique de 1931 à 1940, une des plus anciennes banques privées de France.

    Il sera décoré de la Grand-Croix de la Légion d’honneur en France en 1935, et élevé au grade de Commandeur de l’Ordre de Léopold en 1926 en Belgique.

    Georges Despret va léguer une grande partie de ses œuvres au Musée communal de Jeumont. Après les événements et les désastres des deux guerres mondiales, le maître verrier abandonne la fabrication de pâte de verre, se focalisant sur la restructuration de son entreprise.

    Il meurt à Paris à 90 ans, le 24 décembre 1952.

    Georges Despret à l'Exposition universelle de 1900

    Entre 1889 et 1890, Georges Despret effectue de nombreuses recherches sur la pâte de verre, qui vont lui permettre de créer une nouvelle recette exploitable.

    À partir de cette matière, il va réaliser des masques de certains personnages historiques comme Bonaparte et Cléo de Mérode, ainsi qu’une petite statuaire classique du Vénus de Cnide et de la Faune.

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    Masque de Cléo de Mérode. Par Sailko — Travail personnel, CC BY 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=49220978

    La pâte de verre était alors une matière subtile qui attira la curiosité des plus grands verriers, mais aucune documentation écrite ni aucun manuel n’existent pour apprendre ses différentes techniques.

    Si le verre et le cristal furent découverts il y a plus de 4000 ans, leur manipulation et leur exploitation nécessitent des capacités d’innovation et d’élaboration de nouvelles techniques.

    En 1900, de nombreux verriers français feront preuve de créativité et de technicité, produisant de véritables chefs-d’œuvre de l’art verrier : cristal doublé couleur, opaline, marqueterie, gravure à l’acide…

    Dans les trois décennies qui ont précédé la première guerre mondiale, l’art du verre en France affiche une avancée exceptionnelle.

    Les artistes et artisans souhaitent renouveler l’art décoratif, privilégiant le savoir-faire et l’excellence… ainsi naquit l’Art Nouveau.

    A l’époque, la région Lorraine se distingue du lot par les talents de ses artisans de la verrerie d’Art tels qu’Emile Gallé, les frères Muller de Lunéville, ou encore les frères Daum.

    N’étant pas Lorrain, Georges Despret est l’un des artisans qui ont créé une nouvelle technique de fabrication de pâte de verre, à l’instar de l’artiste parisien Henry Cros, qui va exposer un médaillon en pâte de verre à la Société de l’art français.

    À l’époque, Despret ignorait tout des travaux d’Henry Cros.

    Les productions de Georges Despret seront couronnées de succès lors de l’Exposition Universelle de 1900 à Paris.

    Les critiques feront état des « extraordinaires possibilités de son procédé », d’une pâte de verre « parfaitement agréable à l’œil et au toucher », et d’une « matérialisation du rêve de toutes les générations antérieures de chercheurs passionnés qui s’y essayèrent en vain ».

    Aujourd’hui, les quelques rares œuvres de Georges Despret sont exposées au Petit Palais, qui abrite le musée des Beaux-Arts de la ville de Paris.

    Georges Despret, comment reconnaître sa signature sur ses œuvres du Petit Palais ?

    D’une manière générale, les rares productions de Georges Despret portent des signatures gravées au nom de « GDespret », ainsi qu’un numéro.

    Dans certaines pièces, il signe « ST/numéro/GDespret » ou « GDespret/SY/numéro », où SY représente le monogramme d’Yvonne Serruys. Dans son usine de Jeumont, et avec cette peintre et sculptrice, Georges Despret va produire plus de 300 pièces différentes, en collaboration avec son dessinateur Gérard Nicollet et le sculpteur Pierre de Faguays.

    Certaines œuvres sont également signées « SY/numéro », « SY/GD », « Serruys », ou encore « Ach » pour monogramme de son sculpteur Alexandre Charpentier.

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