ON VOUS OFFRE UN CADEAU POUR CHAQUE COMMANDE

UN CADEAU POUR CHAQUE COMMANDE !

BOUTIQUE SPÉCIALISTE DU CRISTAL À BACCARAT
03.83.75.10.55 - 6J/7 -

Error: Only up to 6 widgets are supported in this layout. If you need more add your own layout.
Toilette-Duchesse-Berry

HISTOIRE : LA TOILETTE DE LA DUCHESSE DE BERRY (DÉCOUVERTE)


LA TOILETTE DE LA DUCHESSE DE BERRY (DÉCOUVERTE) :

LA TOILETTE DE LA DUCHESSE DE BERRY (DÉCOUVERTE), Une lithographie de J.-B. Arnoul, dédiée par Nicolas-Henri Jacob au compte de Chaptal, montrant les “meubles en cristal exécutés dans les ateliers de Madame.V. Desarnaud, exposés au Louvre en 1819”, permet d’identifier cette toilette et son fauteuil, malgré quelques petites différences entre la gravure et les oeuvres conservées.

Sans doute est-ce le projet original de Jacob qui fut lithographié et non le meuble réellement exécuté. La lithographie nous révèle en outre l’auteur du modèle de ces pièces : Nicolas-Henri Jacob (Paris, 1785-1871). Ce dernier, fils du menuisier Henri Jacob, est surtout connu pour ses portraits ou ses dessins d’anatomie, mais ses origines familiales l’ont assurément sensibilisé aux meubles. À l’Exposition des produits de l’industrie française de 1819, Madame Désarnaud présente une toilette, une cheminée, deux grands candélabres, deux tables, une grande pendule et plusieurs vases, en cristal et bronze doré. Elle est récompensée d’une médaille d’or, et les commentateurs se montre particulièrement élogieux sur sa toilette.

Marie-Jeanne-Rosalie Charpentier, fille d’un orfèvre de Châlon-sur-Marne, après un premier mariage clôturé par un divorce, épouse à Bordeaux en 1803 le négociant Barthélemy Désarnaud. Installé à Paris, le couple constitue une société sous seing privé, le 10 juin 1809, avec le jeune frère de Marie-Jeanne-Rosalie, Philippe-Auguste Charpentier, graveur sur cristal et pierres fines, élève de Romain-Vincent Jeuffroy. En outre, à compter du 1er juillet 1809, Barthélemy Désarnaud et son épouse louent au Palais-Royal une boutique avec deux pièces à l’entresol au numéro 153, des logements au troisième étage et des caves, ainsi qu’une autre boutique, plus petite, au numéro 154.

Le 22 avril 1813, Charpentier sollicite sans succès auprès du Comité consultatif des arts et manufactures “un brevet d’invention pour l’application des cristaux à la fabrication des meubles”. Cette requête ne précise ni le prénom de ce Charpentier, ni son adresse. Le lien avec l’atelier de Madame Désarnaud s’impose cependant, dans la mesure où cette dernière se vante justement d’avoir été “la première qui ait conçu l’idée de décorer les cristaux avec le bronze doré”, dans une notice adressée à la commission de l’exposition de 1819. Elle mentionne, à l’appui de cette affirmation, les meubles déjà réalisés pour de prestigieux commanditaires, notamment quatre grands candélabres, vendus en Russie, une toilette acquise par la feue reine d’Espagne pour 16000 francs, un lavabo envoyé à la reine d’Étrurie à Lucques pour 5000 francs, ou encore une cheminée avec pendules, candélabres et grands vases, emportés à Madrid par le duc de Berwick pour 15000 francs. En avril 1818, alors qu’elle écrit à l’intendant général du Garde-Meuble pour le remercier de son récent brevet de fournisseur, elle annonce qu’elle est en train de terminer “un nouveau meuble tout en cristal” qu’il est tentant d’identifier à notre coiffeuse.

Il reste néanmoins à identifier l’auteur de cette innovation technique dans l’utilisation du cristal. En 1826, dans une première version de son testament, Madame Désarnaud désigne comme exécuteur testamentaire Joseph Charpentier, chef de son atelier de bronze. N’est-ce pas à ce Charpentier que reviendrait le mérite de cette audace ?

Ainsi qu’elle l’affirme dans sa notice, “la fabrique de M. d’Artigues lui fournit ses beaux cristaux suivant les modèles qu’elle envoie. C’est de cette fabrique qu’elle reçoit les diverses masses de cristal brut, dans la forme prescrite par les artistes dont elle utilise le talent”. Les cristaux sont ensuite taillés, sous la direction d’un chef d’atelier, par trente ouvriers, installés au Palais-Royal ou à l’extérieur.

À l’Exposition des produits de l’industrie de 1819, Aimé-Gabriel d’Artigues est hors concours puisqu’il fait partie des membres du jury. Il dirige à cette date deux manufactures, celle de Vonêche, créée en 1802, et celle de Baccarat, achetée en mai 1816. La première, hors des frontières françaises depuis 1815, avait sous l’Empire exporté ses cristaux bruts à Paris, mais, malgré la négociation d’un délai d’exemption, elle voit sa production assujettie à des droits d’importation à partir de 1818. À la verrerie de Baccarat, d’Artigues commence juste à introduire la fabrication du cristal. Les sources sur l’exposition de 1819 ne précisent pas de quelle manufacture proviennent les cristaux de Madame Désarnaud. En 1823, en revanche, alors que la jeune cristalleriedésormais dirigée par Pierre-Antoine Godard-Desmarets et son fils, le rapporteur de l’exposition affirme : “la cristallerie Baccarat ne concourut point en 1819, parce que M. d’Artigue était membre du jury central; mais les produits, mis en oeuvre par Madame Desarnod, valurent à cette dame une médaille d’or.

La table et son fauteuil sont acquis par la duchesse de Berry. En août 1820, les Annales de l’industrie nationale signalent : “un fauteuil antique et une table à thé en cristal qu’on admirait à l’exposition du Louvre ont été achetés par Madame la duchesse de Beri.”

Une facture atteste par ailleurs le transport de la toilette et du fauteuil au château de Rosny par les ateliers de Madame Désarnaud. Enfin, alors que la duchesse de Berry est en exil, la toilette, le fauteuil ainsi qu’une table à thé figurent dans la vente des collections de Rosny des 22 février-15 mars 1836.

Source : Baccarat, la légende du cristal, Petit Palais


Rétrolien depuis votre site.

PARTAGEZ NOTRE SAVOIR-FAIRE !

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour publier un commentaire.
Offres exclusives, nouveautés, dernières tendances, conseils, rejoignez nos milliers de clients pour ne rien manquer !